Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 155 ) lente, enduréè pour la foi, a voit dît à ceu.x qui l'entouroient et qui fondoient en larn1es: cc Mes >> an1is, rt~jouissons- nous plutôt de la grâce » qui lui a été faite de 111ou rir pour Jésus– >J Christ, et }Juissé-je i11oi-111ên1e être trouvé )) digne d'obtenir une sc111h1able gràce )) ! r out à l'heure nous avons vu un hon1n1e d'une pro– fession qui endurcit le cœur, annoncer à l\I. J3ahic toute la r épnguance qu 'il ressent à l'arrêter ; 111ais sans doute qu'alors ce 111ilit aire se croyoit entouré de ces 111illiers de i11alheu– reux auxquels J.e bon pasteur fut con1n1e un sauveur et un père. Ses paroissiens étoicnt sans doute le pren1ier obj et de sa tendre solli– citude ! l~h ! quel fut riu(ortuné que ce bon prêtre ne béuît 1)as co111111e son enfant, ne soulageât pas co111111e une portion de lui-111ên1e ? J.l faut rendre cet hon1n1age si bien dû ~ sa 111én1oire, que sa charité.étoit uuivcrselle. Après ses fils spirituels, il assistoit tous les étran– gers qui s'adressoicnt à lui, faisant cuire pour eux une fois chaque sernaine autant de pai11 r1ue son four en pouvoit contenir, ayant tou– jours en réserve une provisio11 d'habits de tou– t es les forn1es, afin de ne refuser aucun indi– gent c1ui se présenteroit devant lui. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=