Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( ... \ I 32 ) troupeau, il faisoit ses délices de sa 8urveil– Jance continuelle auprès de cette fan1ille adop– tive , et puis de la lecture des auteurs ecclé– siastiques et de l'instruction de ses vicairei. Sin1ple et inodcste dans ses habits, dans ses ineuhles et dans sa table, pour lui-n1ên1e il ne croyoit jan1ais se priver assez , afin de n1ieux soulager les pauvres. Sur la terre, la plus belle vertu n'est pas sans nuage, et celle du pieux curé, rigide envers lui-rnê111e, le re11doit quel– quefois trop tÎlnoré con1n1e trop long-ten1ps indécis dans les conseils et dans les décisions qui concernoient plusieurs de ses paroissiens: niais.ceux-ci rendant un tén1oignage solennel aux louables i11otifs qui l'anin1oient lorsqu'il 11'envisageoit que Ja gloire de Dieu, que le salut de ses frères, ne lui en de111euroient pas 1110Îns vivement attachés, dans ces iustans de con– tradiction qu'il leur faisoit involontairement éprouver. Aussi quelle teudre reconnoissance pour ses prédication$ onctueuses, quelle pro– fonde douleur de sa séparatio11 ils firent écla– ter, lorsque son église fut envahie par un apôtre de l'erreur! Ileureusen1e11t que la sage sentinelle, en gardant courageusen1ent son poste jusqu'à la dernière extrén1ité, avoit su pré- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=