Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( )51 ) ses élèves par ses n1anières pleines d'affabilité et de prévenances, qu'il s'en faisoit craindre en n1ên1e te111ps par une sévérité toujours bie11 placée. Il se proposa surtout de forrner ses no111breux élèves à une piété solide, qu'il con– sidéroit co111n1e le fondement des bonnes étu– des. La plupart lui donnoient leur confiance, et l'on voyoit, avec une édification singulière, l'assiduité et la ferveur qu'ils n1ettoient à fré– quenter les choses saintes. Il ne conserva que trois ans cette place i111portante. Plusieurs de ses coopérateurs, loin d'entrer dans ses vues d.'utilité publique, se 111ontroient disposés à les contrarier; et, juste111ent 111écontent des pro– cédés qui n1ett"oient des entraves au vœu le pl us cher à son cœur, celui de sanctifier la jeuuesse, il se décida à prendre sa retraite. En 17]'0, ses supérieurs le no111n1èrent à la cure de Puyn1asson. Ses forn1es vrain1ent patriarcales l'annon– çoie11t favorablement dans le gouvernen1ent pastoral. Excellent pour toutes les fonctions du saint i11inistère, il faisoit adn1irer dans sa per.. sonne une grande con11oissance des devoirs de son état, un zèle infatigable, une fern1eté 11 toute épreuve. Ne s'éloignant jan1ais de soit e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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