Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
.( 562 ) Les prisonniers qui le virent sortir, reslè– I'ent en prières pendant- tout le te111ps que· dura son absence . .Il fut ran1ené à n1idi et de111i, et, passant devant la fenêtre des pri– sonniers, il leur dit de prier . pour lui, qu"il devait mourir à trois hèurcs. Les n1ains char-· gées de fers, il leur donna sa }Jénédiction. Puis, rentrant dans sa prison, il den1anda des plun1cs et du papier qui lui furent ac– cordés; il ajouta une autre prière, et qui fut rejetée, celle de parler à la n1unicipalité de so11 lieu 11atal, soit dans la prison~ soit au– près de l'échafaud. A trois heures, le bour– reau et les gendarn1cs entrèrent, coupèrent Jcs cheveux da condan1né, le dépou-alèrcnt (l'une partie de ses habits, lui lièrent les 111ains derrière le dos et le conduisire11t au lieu du supplice. Sur la route, il ·chanta d'une ,-oix sonore et qui s'entendait au loin, le 7-re Deu1n lazida.1nus~ Au mon1ent oi1 il aper– çut la n1achinc fatale, il hâta le pas, n1ais au point que l'exécuteur qui le tenait atta– <:l~é avoit peine à le suivre. 1''.{onté sur l' é– ~haf:1 u<l, le confesseur de Jésus-Christ se dis· l)csoit à parlei' au peuple rassen1bJé nutou1· rle _la. vict.i1ne. A l'instaul lu) gcndarn1e, lui- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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