Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 361 ) anin1~r ses chers auditeurs 11 la résignation, à la patience. Il ter111ina par cette prière, qu'il prononça d'une voix haute : cc Ah! Seigneur, » que je serois heureux, si dans ce 111on1ent >> je pouvois vous ~ffrir le sacrifice de votre » corps et de votre sang, et les. recevoir en >J viatique! l\tlaîs, puisque j'en suis privé, dai· » gnez agréer le seul sacrifice réel qu'il soit " en n1on pouvoir de vous offrir, celui do » nlon sang et de n1a vie; je l'unis au grand .tl sacrifice que vous avez une fois présenté sur · » le calvaire, et que vous perpétuez sur les » autels de l'Eglise catholique. _Puisse vous )) plaire l' effusio11 de n1on sans! puisse-t-€lle >> expier n1es péchés! puisse-t-elle contribuer à " ~ppaiser votre colère si j usteinent et si vive– )) nient enflan1111ée contre la France ». Après avoir dit encore · une fois : c< l\lon heure s'ap– » proche », il récita, autant que la n1é111oire put lui pern1ettre, les litanies des saint~ el le:) prières des agonisans, auxquelles les prison– niers répondire.nt . A tous ces j ntéressans détails~ recueillis par des tén10Îni oculaires et dignes de toute cou- ,., fiance, on ajoute : Vers dix heures at den1ie du n1atin, iJ fut conduit à l'interrogatoire ~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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