Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 35~}' ) récon1pense : il en conv·ertit plusieurs, et les confessa. '\t ei·s les trois heures après n1idi, le prisonnier de Jésus-Christ fut visité par le– curé constitutionnel de la paroisse. A près une conférence très-courlc à travers les barreaux de la fenêtre , 1' étranger se retira, et l'autre renoua la conversation avec ceux qui voulu- 1~ent l'entendre. Tous les tén1oins de ses der– niers 1110111ens ont assuré que plus il appro– choit de la n1ort, plus sa joie se peignoit sur t"us ses traits, plus il chan toit avec force les louanges du Seigneur. I.Ja nuit clu jeudi a11 vendredi s'écoula dans le chant des hyn1nes et des cantiques. Quelquefois le n1i ssionnaire les entonnoit, et tous. Jes prisonniers conti– nuoient. Dès le point <lu jour, on se n1ettoit à ]a fenêtre de part et d'autre, pour se voir et pour se parler. J-'e saint ecclésiastique dit à l'un d'eux que son heure approchoit; et il ajouta ~ <c A11 ! chrétiens, n1es frères, qu'on .)) est heureux d'avoir .conservé la foi, <1uand }) on est à l'heure où je suis ) j !. Il chanta queJ– qnes parties tle ·l'office des rnorts auxqne11es tons répondirent, ensuite la pr<~facc de la messe; et ce·s chants, surtout cc] ni de la préfi1- cc l qui précédoit et annonçoit le n1ou1cnt 011 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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