Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 55S ) cœur et la trartquî1lité <l' cspr.i L tlont il jouissoif. Dès <J u'ils furent entrés dans leur prison, ils s'e111pressèrent J,occuper, chacun à sou .tour, la place dont ou pouvoit le conten1pler et lui parler. Ces vertueux captifs avoient pour oc~ cupation habituelle la prière et Je chant des cantiques. Pendant toute la nuit du n1ercredi au jeudi, ils chantèrent des h yn1nes et des proses; et, aussitôt que l'aurore parut, ils. s'approchèrent à l'envi de la fenêtre, pour parler à rho111n1e de Dieu. I...,'nn d'eux lui de- 111andoit un avis particulier pour sa conduite dans 1~ situation si difficile où il se trouvoit ; et il lui répondit : Esto ficlelis _, pr1,1;{/ens et patiens _, et Deus erit nierces tua. Ensuite, il les félicita en corr1n1un c1.c la n1anière é(lifiante dont ils avoient passé la nuit. ..-fout le ten1ps. ' ·1 , , . , ' 1 d ou 1 11 eto1t pas occupe a oonncr · c . secrets avis, il chan toit avec tons <les choses pieuses, c11tonnaut aussi, de fois à autre, le Benedi– canLus Do1nirio. Il eut plnsieurs entretiens avec les volontaires qu'on avoit placés ·en fac– tion sous ses fenêtres. 11 les exhortoif, les prêchoit, en reccvoit souvent des injures qu'il supportoit avec une patience et une douceur angfiJique. Ces saintes dis11ositions curent leuF e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=