Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 540 ) jours il demeura co111me en suspens sur le parti qu'il devoit prendre; n1-ais Die11 permit son sacrifice, car, après cette hésitation : « Je >> pars, dit-il, dans 1' espérance de n'être pai »reconnu ou d'être renvoyé etl Suisse.; mais, » à ~out événen1ent ,. que la volonté de Dieu ' 1· » s acco1np 1sse >->. Sa d.é1narche sera sans doute condamnée comme i1nprude11te aux yeux de la sagesse hu– n1aine; au n1oins avoit-elle les motifs les plu1 respectables : étranget aux douceurs et aux con1n1odités de la vie, possédant Ja langue allen1ande, il avoit des co11noissances très– propres à lui faire supporter aisément un plus long exil; n1ais le salut des a111es, n1ais la consolation de ses bons paroissie11s , n1ais la gloi1·e de Dieu, telles fu~ .. ent les considéra– tions qui l'entraînèrent. Eh! quoi do11c? les peines de cette vie , la n1ort i11ême, sont-elles à con1pter pour quelque chose en con1parai– son de ce. que le Seigneur prépare à ceux qui 5'imn1olent volo11tairen1enl pour lui et pour son Eglise? Non sztnt condignœ passiones hujus te1nporis ad futzira1n gloria1n. Ro111. v111, 18.,. Cependant, i1e négligeant pas la précaution de· ~e déguiser, il prit le costun1e de cha.isew .. , e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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