Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 538 ) n1és 3 sa yue : ces préci eux n1on1ens ne furent p~s perd us; il coufirma les uns. dans la foi, ré– concilia les autres avec le divin n1a] t.re, 1eur ro111- pit Je pain de la sainte l)arole, leur distr 1 ibna la sainte Eucharîst ie, fut ainsi le c0nsolatc11r des foil}Jes et des forts. On· ne sauroit énun1é– rcr les daugcrs (psi nienacèrcnt sa ·' · 1 ,ie, dans t:cs fonctions évaugéliques, jusqu'au co1nn1en~ ce111ent de tlécen1hre de la n1êrne ann~e­ A lors. la persécution fut portée à son plus baut période. Des lois barbares inconnues aux ~ucieus persécuteurs idolâtres, condan1noieut à la peine cap1t:ilc ceux qui donuero·iei1t asil~ aux confesseurs de J ésus-Christ. 11 fit vio– lence n sou cœur, pour ne pas exposer à 1lérir des fidèles qui possédoient tout son an1our; et, reti.ré en Suisse, il y d erneura jusque vers la fin d'octobre 1794.. n~ns cet honorah1c exil, le juste, livré aux prières les plns ferventes, .ne· cessoit de rcco111111andcr à Dieu ce trou– peau vers lequel !Ses yœux continuels Je rap... peloicnt; ce re1our ét.oit le }Jut unique de ses privations, de ses travanx_, sans qu'il s'é– carlât un instant de la patience ·et d'une r6si– gnation sans bornes aux volo11tés du .Tout– Pui~iant. Aux pieds d~ saints autels, et·pcn- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=