Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 557 ) ces aveugles e11nemis de tout bien ? s'attacher les prêtres par un serinent schismatique, la source de tous ces i11aux affreux qui ont de~ puis déchiré l'église gallicane. A la vue de ce désolant spectacle, lV[. Bernard se repré– sentoit sans cesse les exe1nples de Jésus-Christ, 1 le souverain pasteur de nos ames, s'efforçant d'in1iter. son zèle, sa douceur, sa ferrneté 1 sa constance : rien n 'étoit plus présent à so11 cœur, que le désir de préserver un troupeau bien-ain1é, de la contagion toujours croissante de l'incrédulité. Il ne se contentoit pas de l'exhorter en public ; il alloil sans cesse · de maison en maison , le catéchisn1e du diocès~ à la main, priant, conjurant ses paroissiens de rester fidèles à la doctrine de leur divin n1aître et à la foi de leurs pères. Il conti– nua son pénible i11inistère jusqu'au 14. dé– cen1bre 1792, où, pour refus du sern1ent in1pie qu'on exigeoit de lui, le bon pasteur se vit contraint de quitter ses enfans spiri– tuels; inais il emportoit avec lui la résolution de revenir les consoler aussitôt qu'il lui seroit possible. · Le 5 février 1795, il reparut dans sa pa– roisse, dont les .habitaus se 1nontrèrent char•· 11. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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