Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 5o4 ) rinstant de la sainte con1munion, qu'il faisoit régulière111ent chaque jour, depuis qu'il avoit eu le bonheur de se procurer des hosties consacrées; il en1 ployoit le reste du n1atin, tantôt à entendre les confessions, tantôt à faire ou à recevoir de pieuses visites, dans lesquelles ces généreux défenseurs de la foi s' ~xhortoient n1 utuellen1ent au désir du n1ar– ty re. Souvent il lioit conversation avec ceux de ses infortunés confrères qui avoient eu la foiblesse de céder à l'orage; après leur avoir exposé ce qui re~1doit leHr seri11ent si conda111nahle, il leur indiquoit les 111oyens de réparer leur scandale et de se réconcilier avec l'Eglise. Plusieurs profitant de ses salu– taires co11seils, se rétractèrent e11 présence des .prêtres qui s'assen1bloient dans la chun1bre 'lu . vénérable pasteur, pour assister à la cou· férence qu'il leur faisoit chaque jour sur l'E– c1·iture sainte. A la fin de la dernière re– traite , son épuisen1ent fut tel , qu'il regarda sa n1ort con1me très-prochaine, et redoubla de ferveur pour s'y préparer : il désira de faire une retraite particulière, et en obtint la per111ission du guide de sa conscience. De tiuels scntin1ens adn1irables son ame ne fut- elle e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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