Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( ~o5 ) j, son an1our? corn111ent pourroîeot-Îls r ou– » trager dans sa 111ajesté, dans ses bienfaits? )> con1n1ent pourroient - ils blasphén1er son '~ saint no1n »? Ces paroles firent une si vive in1pression sur tous les assistans, qu'on lui laissa son crucifix ; on se t:onlenta de lui en– lever quelques reliquaires-. que l'on trouva sut lui. Le serviteur de Dieu fut envoyé à la mai– son de détention, et il y parut con1111e un ange descendu du ciel ._, pour anin1er ses frères et~ . .alléger le fardeau de leurs peines. Aussi long– len1ps qu'il habita )a prison, elle fut se1nhla· ble à un monastère où l'on observeroit la plus exacte discipline; tons les exercices étoient con1muns : chacun avoit êté le plus exacte- 1nent réglé; le lever, le coucher, les repas, ]a récitation du. bréviaire. l\f ais, chose étrange l n1algrê les visites fréquentes que lon faisoit clans la n:iaiso11, on. ne découvrit. point ces · pieuses asse~blées, toujours corn posées de (!onze à quinze ecclésiastiques. 1-'e saint horn– n1e trouva les n1oyens. d'y donner plusieurs re– traites , et sa cellule servoit d'oratoire. Levé à cinq heures du n1atin ,. il s' occupoit, soit à l'oraison, soit à la prière vocale, jusqu'à e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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