Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 5o5 ) elle pas pénétrée pcndan.t ces exercices spi– rituels! Sans èesse occupé de son divin n1aî,.. tre, ce j ustc, disons plutôt cette créature angéli'lue, se1nbloit jouir d'avance des délices de Sion, et hâter, par l'ardeur de ses vœux et de ses prières, le 1no111ent cle son sacrifice. Mais une n·1ort glorieuse devoit couronner une aus~i belle yÎe. Un jour qüe ·tout étoit paisible dans l'en– ceinte de la prison, et que les con f~sseurs de la foi se livroient, suivant leur couf ut~e, h leurs édifians travaux, les portes s'ouvrent, et une voix éclatante prononce ces n1ots : Cor-– meaux) Cor1neaux. Le saint ccr.i ésîastique , ' ren fer111é avec son conf e~seur ·' c11 recevoit alors la dernière a})soluiion : « On 111 e n1ande »nu greffe, lui <lit-il avec paix; c'est sans n doute pour .qae je soi$ cond u1t à Paris, et » de ]à au tribÛnal. Que le Seigneui· soit béni, )) .et soit loué n1on cher Sauveur » ! Pourrions ... nous rendre et l'étendue et la vivacité des re– grets que causa son (lépart parn1i les prison– niers! IJ'un pleuroit en sa personne un }lère tendre' un guide éclairé' l'autre un a111i fidèle; tous leur consolateur et leur 111odèle. 1.,rans– f-éré de la 111ais;on des Récolets à celle <l'arrêt ; IL 20 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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