Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 502 ) encore supprin1é, .et dans ce n10111enl une n1ultitude d'habitans se trouvoit sur la place. La porte du saiut te111ple n'avoit pas été fer– n1ée. l\'I. Co1 ..meaux se tourna dn côté de l'é– glise, s'inclina pro.fo11dé111ent, forn1a sur sa personne le signe de la croix, et, s'adressant au peuple d'une voix élevée : cc Je suis prê– » tre, dit-il, on nie conduit en prison) parce _>) que je n'ai pas fait le ser111_ent qu'on exige; n j'en }Jénis le Seigneur : on n.e doit jan1ais ,, agir contre sa conscience. ·Mourir plutôt » que de pécher; oui! u1ourir plutôt que d'of- .'> fenser un Dieu notre créateur, et qui n1é– ,» rite par tant de titres tout uotre arnour ,, . Dans l'interrogatoire qu'il suhit peu de temps après , la force~ . et la su!llin1ité de ses 1 <:- , ' . 0 ' ponses etour1crent ses Juges. n s·a perçut qu'il portoit quelque chose sous ses vêtc– i;nens, à l'endroit où se fait sentir le batte– ment du cœur; on lui dernande ce que c'est? cc Mon crucifix , répondit - il en le leur n1on– '~ trant ; c'est l'image de 111on cher Sauveu1\ >J Ah ! si ttous avions uue foi plus vive; et si n nous savions ce que la charité a fait taire )) pour nous au fils de Dieu, co1nn1ent des ,. chrétiens pourroie11t-ils ne pas répondre à e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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