Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 298 ) }' ce côté , \fous t1e finirez pas ». l.,e curé de Plenthel répondit d'abord sur Ie ton de la plaisanterie; niais ensuite il ajouta : u Croyez- . ., . )) VOUS Cftle IllOn cœur J tienne, et que J J SOIS » si attaché » ? Si l'observateur ue se fût hâté de le rassurer, il se seroit dépouillé de ces ·ohjets à l'instant mên1e. Le 7 août 1795, il s'étoit rendu à Pontoise i1our adn1inistrer une personne très-dange– reusement n1alade. Co1nn1e il retouruoit à sa retraite, il fut arrêté· à Franconville, et on rinterrogea sur le lieu d'où il venoit. Il répou– clit que c'était de Pontoise; et con1n1e on ne ponssoit pas plus loin la cp1estiqn, il auroit pu n'en pas dire dav·antage ; i11ais il ajouta, ·peut-être par un trop grand désir du n1a11:yre, qu'il étoit prêtre, curé lle la paroisse de Plen– thcl en Bretagne, d'où il avoit été chassé. ·Le nlaÎre de Franconville donna des ordre.s pour qu'on le reconduisît à Pontoise, chef-lieu du district; et,s'appro~hant de l'accusé:« Pour– )) quoi, lui observa-t-il, n1'avez-vous dit ce n c1ue je ne vous demandois pas? Je voyois >) bien que vous étiez prêtre ; n1ais je voulois '> vous sauver». Il est con1me in1possible d~ex­ prin1er tout ee que le prisonniér de Jésus- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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