Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 2 97 ) roit en lui. Pour le satisfaire, cet an1i lui dit un jour : « l\'Ion père, rai ren1arqu~ daus_: » vous un défaut ». Ce prélude ravit de joie -l'hon1n1e de Dieu ; il conjura son an1i de continuer. cc Ce défaut, reprit-il, c'est que 'l vous ain1ez _,trop l'esprit, vous en faites '>> trop d'estin1e; et si je voul-Ois obten·ir de » vous ce que vous feriez sage111ent de n1e JJ refuser, en faisant un peu d'esprit, je l'oh– » tiendrois ». Pendant qu'il parloit, l'hun1ble. Corn1eaux tenoit les yeux baissés, avec un air fort attentif, et lui répondit : « Je vous re111cr– J> cie, vous avez raison; j'ain1e beaucoup l'es– » prit' parce que là où resprit se trouve' il y a n ordinairen1ent plus de ressource pour la vertu; » il est vi~ai que lorsqu'on s'en sert n1al, on va J> p1 us loin dans le vice. Ce que vous n1e dites " n1'engagera à me tenir sur mes gardes, ponr » 11'être pas surpris ni par vous ni i1at" d'autresn. Il ressentoit un goût singulier pour tous les oh.. jets de piété, et sur ce point avoit multiplié ses recherches. " Vous comptez faire vœu de pan– ,, vreté, J ui dit encore son a111 i j con1bien de sa– » crifices aurez-vous à faire, lorsqu'il fau(lra » vous détacher de vos petits livres, de vos in1a– l> ges, de vos reliques! Si le scn1pnle se n1ct cle e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=