Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
t 296 ) )) guste sacrifice )) ! Ces n1ots couvTent de con– fusion le jeune in1pudent, qui s' é~oignc et ne llaroît plus. C'étoit toujours avec une sainte hardiesse qu'il rcndoit ho111n1age à sa foi. Ayant ren..– contré, près du lieu où se tenoiAs1t les débats de cette odieuse assen1blée, de ce groupe d'bon1n1es conjurés contre le trône et l'autel, sous le 110111 fa111eux de ]a convention, un in– fortuné qui den:iandoit à haute voix l'aun1ôns pour l' a1nour de Dieu,) il fut pénétré de la joie . la plus vive. L'ame du juste étoit un i11omcnt consolée de voir l'indigent abandonné des ho111n1es, leur parler au non1 de ce Dieu, dont on n'osoit plus prononcer solennellement le non1 sacré : H Oui, oui, lui répondit-il avec >l attend~issen1ent, oui, mon frère, il faut >) tout faire pour l' an1our de Dieu. Soufli·ez H pour l'an1our de Dieu, vivez pour 1'a1nour '> de Dien, n1ourez pour l'an1our de Dieu n,, Plus le disciple du Seigneur avançoit vers le beau soir de sa vie, plus son hurnilité, sn vertu favorite, prenoit d'heureux, de sensi– bles accroisse1nens. Il avoit exigé d'un an1i; <laus la société duquel il vivoit, de J'avertir sévère111ent de tous f es défauts qu'il ohse·rve-. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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