Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
' ( l95 .) \et11p~, il le consacroit, soit à l'oraison, soit à· des œuvres de charité et à l'exercice secret de son n1inistère. Qu'on lui pcrn1it quelque– fois d'aller à Paris, il disoit avec un trans- .port de joie inexprin1able ~la personne char– ·gée de l'accon1pagner : c< Allons, nous parle– . i> rons de Dieu , nous prêcl1erons ». Eflecti- ven1eut, il prêchoit toutes les fuis que l'occa- . ' ' . s1ou sen prese.nto1t. Passant un jour devant l'ég11se de Saint-Sul– pice, qui étoit alors entre les n1ains des .prê– tres schisn1atiques, il fut prc~sé <l'y entre\" par son _con1pagnon de voyage. Celui- ci n'avoit ja111ais vu ce beau ten1ple. l~n crvançant dans l'église, ils trouvèrent un jeune ecclésiastique revêtu d'un surplis et placé près de l'autel où J'on céléhroit la r;nessc. Il se pe11mett9it de .parler et de rire de la n1anière la plus scan– (laleuse. Cette conduite ren1plit le juste d'in– dignation; il ge put la con1prin1er, et dit li l'insensé, niais d'u11 ton sévère : « La nouvelle » religion. perniet donc de parler et de rire ' ' dans l'église >}? Le jeune hon1n1e continuant sans se déconcerter, le hon prêtre ajouta : ' ' La plaisante religion, qui n ~a de respect ui >> poo1· les te·nl.p1cs (ithSe1g1.\cnr 11i pour l'au..:. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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