Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 292 ) sur toute sa person11e, off1~oient déjà con1n1e un pren1ier langage aussi efficace que celui de ]a parole. Le juste avoit reçu du ciel toutes les qualités nécessaj.res à former u11 directeur accompli. Sa bonté toute p~ternelle invitait à la confiance, tandis que ses onctueuses exhor– tations ani1noient à la vertu et faisoient naî– tre le repentir dans )es cœurs les pl.us endu1j– cis. Des fatigues continuelles le jetèrent dans une n1aladic de langueur qui, faisant craindre pour sa vie, le força d'i11terron1pre so11 tra– vail. 1\iais, d.ésirant au n1oins en1ployer à sa sanctillcation personnelle le . ten1ps qu'il étoit obligé d'accorder à sa santé, so11 hun1ilité lui fit solliciter du supérieur de l'association une singulière faveur. Il le pria de lui désigner, parn1i les serviteurs de Dieu, un confrère, de la volor1té duquel il pût dépendre, afin de pratiquer dans toute sa perfection le reno1r– cen1ent. à soi-111ên1e, comn1e aussi la vertu d'obéissance. On vit alors un ravissant spec– tacle, un vénéra})]e pasteur, devc11u, pour l'a– mour de son divin Maître, sen1blahle à un enfant, et tel que le plus petit entre ses an1is. L'exercice lui ayant été recon1mandé con1n1e u11 moyen salutaire au recouvren1ent de ses e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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