Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
{ 19 I ) naire fut envoyé à sa place, il n'y eut qu' un très-petit uo111hre -parn1î les fidèles de Ple11- thel qui écoutèrent sa voix. A rraché du sei11 de ses enfans spirituels , l'iufortuné pasteur, depuis cette journée de douleurs et de sacrifices, veille de la Pen– tecôte, ne fit qu'e.rrcr d'asile en asile, jus– qu'au 1 o noven1bre 1791 , qu'il se rendit à Pari~, où un de ses an1is) ainsi que lui mern– hre d ' une pieuse association, formée en 1790 avec l'approbation des évêques, l'invitojt à venir partager ses travaux et ~ fortu11e. if. Corn1eaux ne fut point oisif dans ce con1- merce de saiutes œuvres. Il donna plusieurs retraites ecclésiastiques au collége des Lon1- bards. I"es carn1élites., les dan1es Anoogcia– des de Saiut-Deuis, les religieuses de la Visi– ·tation de c:haillot, recueillirent successivement les fruits de son zète. Souvent il lui arriva de faire trois sermons dans un jonr. Sa manière de prêcher étoit sin1ple, touchante et perw– suasive. On accourait de t(}Utes parts pout'" rentendre. Ce 11'est pas que ses discours fus.sent éloquens; mais ils étoient ceux d'os saint. Sen n1aintien grave et inodeste, un aÎJ"', je dirois yoloutiers de béatitu(le, répandu e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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