Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 293 ) forces, il n'y manquait jan1ais; mais il diri.:a geoit si adroitement ses pron1enades, qu·elles le conduisoient ~onjours vers les lieux propres il nourrir et contenter sa piété. Il se plaisoit sur– tout à visiter l'église de Saint -Denis, parce qu'elle renfern1oit le corps de l'apôtre de la France et les reliques d'u11 grand non1bre d'au– tres saints. Quelqu'un lüi den1andant s'il n'a– voit pas été fi.. appé de la beauté d'un reliquaire d'or 111assif parfaiten1ent travaillé, qui reu– fern1oit Ull petit Crucifix f-it du bois de )a vraie croix : « Ah! répondit aussitôt l'abbé » Cormea.ux, ~e que ce reliquaire rcnfer111oit )) m'a tellen1ent occuré' que je n'ai pas pris » garde au reste ». Soit par l'eflèt d 'e.ne foi vive et d'un an1our ardent envers Jésus-Christ, soit aussi pa1· le désir d'expier à so11 gré la eourte défectio11 qui abreuvoir son cœur d'an1ertun1e, il dési– roit ardemment de répandre son sang cornn1e tén1oignage de sa croyance. Un de ses n1eil– leurs an1is, non1mé l\f. Després, avoit fait avec lui un pélerinage à Montmartre, a611 que tous deuJÇ obtinssent , par l'interces~îon de saint Denis et de ses con1pagnons, ou 1a grâ– ce, ou du n1oins l'esprit du n1artyre. Peu de e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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