Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 290 ) coupal->le encore , celle d'accepter la place de président du départen1ent des Côtes-du-Nord, et de prêter, quoiqu'avec des restrictions, le sern1ent de fidélité à la constitution, qne l'on~ exigeait, dans ces jours d'égarement, de tou§ lès fonctionnaires publics. Cette déni arche fut la cause d'un grand scandale, et fit perdre au ~uré de Plenthel une partie de cette haute ré-· putation qu'il s'étoit justen1ent acquise. Cc– pe~1dant; son erreur fut de courte durée. Dés– abusé bientùt, il n 'hésita pas un moment ~ la r éparer, abandonna sa place, et publia uù. écrit daus lequel, rendant con1pte de sa cou .~ duite, il. corühattoit victorieusen1ent les priu• cipes pernicieux que l'on s'etforçoit de répan..s d·re. Son an1e droite dut être satisfaite d 'avoir rendu à la vérité un éclatant tém·oignage; tnais sa conscience lui r etraçoit ses torts , il ne cessoit de pleurer sa chute et de s'"en bu~ milier; dans ses profonds regrets, il ne son...r gea qu'à prén1unir son troupeau contre le. poison de la nouveauté. L'hu1nble péoitenr redoul)la ses exhortations, fit faire dans sa paroisse des retraites, des neuvaines, des· prières publiques. Un succès consol.ant suivit cei édifian le-i i11eiure-s; e.t quand le merce 1 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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