Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 289 ) Ja dixième fois avec autant d'obligeance qu'elle l'avoit été la pren1ière. ll sufllsoit de conte1npler à l'autel l'homn1e de la droite du Très-Haut, pour se forn1er une idée juste et de Ja vivacité de sa foi et de Ja ~randeur de son amour. Au n101nent où il paroissoit pour célébrer les saints mystères, vous auriez dit d'un ange, plutôt que d'une créature mortelle. Sa physionon1ie respiroit quelque cl1ose de céleste. Le profond recueil– len1ent empreint dans ses traits sen1lJloit se con11nnn1quer à tous les assi~tans. Un enfant de six ans avoit aS'iisté à sa n1èsse, et s'y trouva si forten1ent frappé de la n1anière angélique dont il offroit le saint sacrifice, qu'il en a toujours conservé le souvenir. Mais adorons ici les secrets mystères de la Providence. N'en est- ce point un d'une ins– truction profonde, que la chute inattendue d'un }1on1me de bien qui nous avoit dirigés si sage• ment dans les voies de la justice? Au berceau de notre fatale révolution, l'abbé Corn1eaux fut trompé par son cœur, et crut dé– couvrir un avantage réel pour la religio11 dans le nouvel ordre de choses; il eut l'imprudence de manifester ses opinions; il e'n eut une plus li. lQ . . e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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