Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( :l85 ) son an1énité parfaite. On le crut, da11s sa on– zième année, assez mûr, assez solide pour lui pern1ettre la plus belle a.ction de sa vie , celle de sa pren1ière con1munion. Placé ensuite au collége de Saint-Brieuc, il y acheva ses études d'une manière fort distinguée. Un n1otif se– cret l'y avoit soutenu et animé. L'état ecclé– siastique étoit pour lui plein d'attraits; il in1- plora viven1ent le Dieu des lu111ières et des grâces , se reconnut de la vocatio11 pour le ministère du s.aQctuaire , et y entra dans un religieux empresse111ent. . Le jeune Cormeaux fut envoyé, par ses ver– tueux parens, dans la capitale du royaun1e , pour y faire sa théologie. Il devoit d'abord étudier dans un collége; mais l'esprit de liber– tinage qui régnoit dans Paris, celui surtout qu'il remarqua dans lllusieurs de ses condis– ciples, le peu de religion que, dès ces ten1ps, tristes avant-coureurs de nos calamités, ma– nifestaient plusieurs de ses maîtres, ce spec– tacle si justen1ent a1arn1ant pour une amena~ . turellen1ent chrétienne, le dégoûta bientôt d'un séjour où son innocence couroit tant de. dangers. I~ en éprouva une sorte d'inquiétude intérieu1'e qui en vint j usqu 4 à <lérangcr sa santé~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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