Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( .2S4) Cet excelle11t :jeu·ne · ho111n1e; digne de i11eil– leurs jours que eeu.x où il con1n1ençoit à vivre, fut, à la vue des désordres publics, frappé d'une 11laladie de langueur à laquelle il eût succon1hé sans doute, si son pere ne lui eût per111is de reven.ir en Bretagne. Là , dégagé de tout autre soio, et respirant un air 1noins in1- pur, il se disposa, par une vie sainte, à rece– voir les ordres sacrés. Aussitôt qu'il eut été 1 .. evêtu du sace1 .. doce, il se· livi·a tout entier ·a9 n1inistère de la prédication, de t outes les fonc· tions ecc!ésiastiques, celle qui avoit et qui ne cessa depuis d'avoir plus d'attraits à ses _yeux; ce n'.est pas qu' il n'eât d'ailleurs beaucoup de défiance sur sa capacité. Il appréheudoit ex– cessive1nent de se charger du soin des con– sciences, et, pour l'y dét.ern1iner, il ne fallut rien 111oir1s que l'ordre exprès de ses supé- • r1eurs. l\-on1n1é vicaire à IVleslin·, près La111halle, il. trouva , dans le pasteur de cette hèureuse paroisse, uu guide plein de lu1nières et de ,~ertus, conséquem1nent très-capable de diri– ger ses p-ren1iers pas dans le sanctuaire. Do~ ci!e à ses conseils, il fit de si i·apides progres dans les voies tle la .sauclificatiou, que le bon e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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