Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 282 ) çois n1anifesta de bien bon11è h.eure les plus / heureuses dispositions à la vertu, et, jaloux de les seconder, l'auteur de ses jours le plaça chez 1111 i nstiluteur qu'il croyoit digne de toute sa confiance. Jlelàs ! ce 111a!tre trop peu conn 11 et si n1a] appréc ié, n'était {1u'un in1pie, qui trouva d'abord en son jeune élève, dont 1a piété se i11ontroit aussi sensible qnc naïve, un censeur in1portun de ses scntin1ens et de sa conduite; bientôt il l'eut en horreur. Objt:L continuel de sa haine et de ses persécutions, il souffrit celte odieuse tyr,annie avec une patience et une ré– signation très-étonnante , surtout daus un âge aussi tendre; une seule fois il se per111it une plainte, qu'ensuite il se reprochoit an1èren1ent et con1n1e une faute grave contre )a charité. Les bous parens furent instruits, par des voie.& étrangères, des traiten1ens barba1;.es qu'essuyoit leur fils, et aussitôt ils le rappelèrent dans la maiso11 paternelle. 11 y donna le spectacle le plus édifiant, celui d.es qualités excellentes qui caractérisoient son cœur. Déjà pénétré des vues subli111es <le la foi , il voyoit Dieu ieul ilans les personnes chargées de sa conduite : son obéissance à tous ses supérieurs fut aussi rron1pte que sa douceur étoit inaltérable' et e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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