Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13

2. 79 .. Remontrance de Monjieur Prémiot , ~8 0 que quond le fceptrefcroit ôté de la mai~ tres juge!"ens ; q~e nos confeils font [on d~ Juda , le Mellie promis par la 101 enveloppes dans d autres confe1Is ; que feroit arrin:. Et d'ici nous tirerons cette nos forces font appuyées d'autres for– inflruétion, que du changement du fcep- ces; que nos réfolulions font tirées des tre & de l'état politique des Juifs , l'on décrets d'autres plus grandes & plt:s jug;a du changement de la religion par le fecretes réfolutions ; & qu'enli~ nous Sauveur, comme du changement de lare- ne fommes que cercles concentriques • Iiaion l'on juge des crifes & du déclin fujets au cercle , & aux agitations de d~ l'état. quelque plus grand & plus fort mobile. Les judicieux politiques tiennent que la S 1 RE, c'efl ainli que votre royaume monarchie el1 un grand corps. qui efl porté é~ant un admirable o~vrage , compofé de par de puilfans bras, toutplem de pruden- p1eces beaucoup dtfferentes; un corps où ce & tout rempli d'yeu,x, comme les ani-· fe trouve l'accor~ d'élémens de~ contrai– inaux d'Ezéchiel: que c efl une grande ma- re nature, un manage quelquefois de vo– chine où jouent tous les relforts de la fa- Iontés tant éloignées; vous avez à recon– gelfe hu~aine, où elle fe jette toute en- no!tre qu'il fublille par une main plus tiere, ou tous fes efforts & taures fes pu11Tante que celle del homme; que cette penfées contribuent. Et comme c'e~ une écono.mie .ell ~onduite rar une fagelfe qui inclinnion aux chofes naturelles quelles palfel ordinaire; quec ell: une autre force s'oublient elles-mêmes à la confervation que de la prudence commune, qui jette de leur être particulier, four h conferva- lt:s bras au-devant de cet édifice; & que tian de l'être univerfel ; i femble aulli que Dieu , qui met les fceptres dans la main par.des mouvemens cachés de la nature, des Hois, ell:l'œil qui ne fc ferme point nousfommesconviésd'oubliercequenous en votre faveur; qui vous a donné mille foinmes, nos intérêts & nos bldfures par- anges gordiens, & qui fe mettant comme ticulieres, pour nous jetter au-devant des la muraille entre vous & vos ennemis • péri_!~ ; recevoir fur nous les verges , & vous a donné des palmes que vou~ te!'e".• ouvrir noseflomacs nuds aux couteaux & a rompu les fers fous lefquels gem11fo1t alix plaies quand l'état cil menacé. la r nnce , a elîuyé vos larmes , a mis ' Mais en cette confidération nous la difcorde abatcue à vos pieds, a relevé avons à nous plaindre , qne la ,prudence le temple de la paix, a jetté l'eau fur le humaine prenant le cimon, & s'en fai- feu de nos ~mbrafemens, a donné la gué– fant ordinairement trop à croire dons la rifon :1 nos plaies , a rappellé ]es loix & con_dnice des grandes affaires , nous fait la jnllice fugitive, & a fait que la France• fouvenr un mauvais puti , Jorfqu'en- du lit mortel où elle écoit, pâle, déligu– trant feulement en fon confeil parti- rée, & d~ qui lon :'.C reconnoilîoit déji cUlier , & n'y appellant que fa rlifon plus le premier vifage , ell aujourd'hui & que fes prévoyances humaines, .ellé l'étonnemment ,'ll J'épée qui donne crain– ne {ette ·point les yeux· fur ces gbndes te aux plus puilfantes monarchies: l'étoile caufes qui agilîent hors d'elle : traite qui a les plus grandes illuminations du comme li les événemens ne dépen- Ciel de la fortune, & l'heureux empire cloient que d'elle-mê1'ne ; & voulant pour qui les dellins femblent avoir re– arrachet à Dieu fa conduire & fa pro- noué de plus grandes dellinécs, & juré vidence, facrilege qu'elle ell , fe fait folemnellement fur les autels de l'éter– elle-même cecte providence. ET comme ni té de plus grandes promdfes. d:ifoir un ancien, ne voulant pas croire Qu'au milieu de cant d'orages yous que le fort ell p<emi(·rement je!té fur la aye'- ramené avec tant de profpériré table des Dieux; & ql!e leur jeu dévance le navire au port: qu'au milieu de tlnt de le nôtre, afin que le ha fard & la fortune mains conjurées vous ayel. rompu la n'ayent point de part en. la terre: cettç prelîe , & donné jour :1 votre gloire : infolente ne .peut aulli croire que !'otr'~ <iue de la fortune de ~ant de périls vocre. fagetfe fe mele avec une ;nitre fagelfe l fortune fo1t retourne,e couverte de tant que no_s yeux ·font' ic;onduirS' · d'autres 4e dépo!lilles , ait 'rappellé la tranquil– yeux ; que ni>t,re lumiere ell éclairée lité , donné l'hormome & le tempéra-. d'une autre' lilmiere "; que nos pènfée~ ment à ce grand corps malade , agité de font _élevées par .d'aunes penf~es; tj11e fy,mptome~ & 1e tant de convullion~ oos Jugemens f111ve11t les moofa 'd'~ll· de nos arumofit>s : que la Fiance• qu1 ·.· ., http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence

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