Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13

1 G7 Rtmontrance de Monjieur de Pillar1 ; 1~S aux réfolutions certaines où le Saine- riens, qui ne font que les él.fmens , fe Efj1rit a préfidé ! retirent des. douces & faintes inftuen- Ce même Dieu qui gouvune les élé- ces de J'afpeél: favorable de l'églife de mens par les cieux, admini!he la jutlice })ieu , q\1i ell notre monde célelle / temporelle au peuple par les Rois qui Fauc-il que les chofes temporelles em– tiennenc entre leurs mains les vies, les pêchent les falubres effets des fpiri– fortunes, les biens & les honneurs de ruelles 1 que les raifons humaines com– leurs fujets , dont ils peuvent difpofer , battent & triomphent fi puilfamment mais avec droit & équité: que fi les élé- de celles du Ciel / que le Ciel ferve à mens Ce mutinoient cCJntre le ciel, fc la terre, Dieu aux hommes, les chofes foullrayanr de fes célelles influences, le facrécs - faintes à ce qui ell profane ? ciel n'en Jouffriroit point de dommage , Et quoi, S1RE, n'adorerons - nous plus mais bien les corps inférieurs : de même en ce tabernacle donné du Ciel, & à li les fuiets contr»ri.:>ient aux ordonnan- nos petes ? Notre Jofeph ne reconnoî– ces & a'nx loix du Prince, tout iroit en tra-t-il pas le Jacob dont il ell ilfu ? & défordre. Saint Paul parlant de ceci, dit cette belle Rachel de l'Eglife de Fran– fort bien, que_ l'homme qui fe gouverne ce, qui pour empêcher l'idolâtrie , dé– ldon les lüiX de fa confcience, ne man- robe les faux Dieux à Laban, fc proller- - ljUera januis i l'obéilfance qu'il doit aux nera-t-elle devant eux,_ pour leur faire Rois, & ne f~ hi rra prelfer par la crainte & rendre hommage 1 Ne monterons– du châtiment , mais plutôt emporter par nous plus à cheval au fon des trom– amour. & pouffer par le de1•oir, fachlnt petces d'argent de l'églife? Notre Jofué bien que toute forte de puilfance vient ne fera-t-il plus notre capitaine contre de Dieu; & qui réfil1e à la puilfancc que les murs de Jéricho ? Notre Samuël ne Dieu a établie , ré fille à l)ieu même ; jugera-t-il plus nos différends; ou fi nous qui, CCJmme dit le Sage, tient le cœur ferons fi obllinés d'en appeller, & n'ac– des Rois en fa main, difpofe des loix & quiefcer à ces fencences? Toute b terre des Rois à fon plaifir. chrétienne a re~u ce concile , & nous Et toue ainfi que Dieu gouverne le le rejettons de nos privileges , comme monde éi~mentaire par le célelle, & de nos armes nous combattons celle les républiques par les Rois; de même qui nous les a donnés. Nous rendrons– nos ames par la légitime autorité de nous aux ennemis de Juda & de Ben– fon églife , donc h puilfancc réfide en- jamin ? ou fi nous empêcherons , com– tre les mains du Pape, & des évêques me les inlideles, la réédification de légitimement alfemblés aux conciles notre Jérufalem, procurée par ce crès– généraux, où le Saint-Efprit prélide fi faine concile ? Concile que nous récla– cfficacemenr, que les arrêts commen- mons, & duquel nous efpérons la publi– cenr en ces termes : Il a femhlé hon au cation , fans préjudice des immunités & Saint-Efprit & à nous, ainli qu'il ellécrit exemptions concédées aux chapitres & aux aél:es des apôtres ; apôtres dont les communautés par les faines Papes, dont prélats font légitimes fuccelfeurs en J'é- Sa Saintété par votre permiffion fera glife. Cette forme de prononcer, qui fuppliée. ell agréable aux bons, formidable aux S1RE , il plut à Votre l\1ajefié ( qui réfraébires, efl admirée de cous , elle a toujours témoigné que fa volonté nous prelfe de ne point refufer la loi avoir toute fa pente & inclination au de cette églife, & ne nous éloigner de bien & réformation de l'églife) d'or– la foumillion que nous devons à la puif- donner qu'en l'alfemblée qui fe cinc en fance de Dieu. ()yez , Srn.E, s'il vous votre ville de Rouen, l'on pourvoiroit plaît, l'épou\•antable jugement _pro- à cet article : mais cette réfolution fut noncé par h bouche du Fils de Dieu troublée par l'agitation que votre état en faine Matthieu : Celui qui n'ohéit à reçue en la prife d'Amiens , prife qui /' ég!ife , re fait tenu comme '"' infide!e , a été la fa raie crife du bonheur de & un puh!icain. ~aint Cyprien, cette la France, & que Dieu permit être ré– grande lumiere d Afrique, dit , Que <e· conquife , pour vous combler d'hoD· lui ne peut avoir Dieu pour Pere qui n'a neurs, de lauriers & de gloire, & pour L' ég.'ife pour jà Mere. ' vous animer davantage à recevoir ce Fau:ira - t-il que les royaumes ter- faine concile, dégager la foi de v~ http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence

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