Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13
'1·6 5 • '.Archev;que & Comte de Vienne. lvf. DC. V. . :r.6 ri on, les limonies, les c~nfid~nces, les ayant les corps & les cœurs de chai~ fi 1 ,enfions la1ques, les pléhons 11l1cites & fe11fibles aux douleurs, vol'a11c b rume d•mnables les 1bufives appellations corn· entiere en laquelle les défo.rdres des fie– me d".1bus: la violence & l'effort des der- cles pafies ont précipité cette Eglife de 11 ieres guerres civiles, ~mt ciré les pl~s Fr.1~1ce, n_ous .ne I~ regretterons pos 1 poignans traits de. leur ng~eur : & qu 11 Qut _fou~n~ra. d eau a mon chef_( comme_ foit die que de 1onent dune heureufe d1fo1r Jerem1e en fes lamenunons ) & 11 aitfance on la voie préciµitée dans !'oc- qui fera écouler de nos yeux une fo11tai– c.idenc d'une fin déplorable. Que fi les ne de larmes? Er de fait, nous ne pou– peuples de Thrace avoient cette coutume vons fur un plus trille, véritable & la– d' accueillir avec les pleurs la naitfance de mencable fujec nous donner en proie à la Jeurs en fans, pource qu'ils voyoienc que douleur, & ouvrir abondamment la bon– la nature, aux premiers inllans de notre de de nos larmes, defquelles la fource \·ie, nous met les larmes aux yeux, les une fois ouverrenetoriroic jamais, fi nous plaintes à la bouche & les foupirs au n'efpérions, SiRE, tant en votre bonté, cœur, comme les vraies propheties de qu'envousdéclarantlacaufe de nos maux, nos miferes; ils femblent toutefois à re- vous nous permettez d'ouvrir les moyens prendre de ce qu'ils ne pleuroienc ce mal d'en empêcher l'effet, appliquant aux tê– qu'en fa naitfance, & voyaient avec les tes renaitfances de l'hidre de nos mal– reux etfuyer le déluge des maux qui em- heurs, le feu faint & facré, le feu cha– porte par fes violences, & noie dans les ritable de votre amour extrême. torrens de fes eaux tous les contentemens S1RE, une des plus affurées caufes du de notre vie : que cette vie finit le plus trouble qui efl parmi ceux de notre pro– fouvent par des morts fubites & !amen- feffion, & qui produit tant de trilles cf– tables, à caufe que le monde pour char- fers, c'efi la rctardation de cette une né– mer nos fens, amortir notre entende- ce/faire publication du très-fainr & écu-· ment, & rallentir notre courage, ne nous ménique concile de Trente: concile t.rnt rcpréfente la cri!le figure de la mort qu'en de fois ,iemandé, & ·non encore obtenu: porphire & perfpeétive, afin que J'éloi- concile convoqué & affomblé fous l'au– gnant de nos yeux il puitfe par ce moyen toricé de tant de grands Papes, & pour– !' éloigner de notre cœur, & fatfequ'elle fuivi i srande inllance par les Rois vos nous failitfe lorfque moins nous y pen- prédécetfeurs, où leurs ambafi:1deurs y fons. Que fi ces peuples abufés fe paf- ayant obligé leur foi, ont rendu par ce fionnoient pour des accidens naturels qui moyen votre foi obligée. Quoi ! qu'il n'attaquent que le corps, que devons- faille que la France, qui pour le comble nous faire, nous qui tenons l'immortalité de fon heur, a cet honneur d'être com– de l'ame coute alfurée, & la réfurreétion mandée de V. r.1. que cout le monde de nos corps (qui leur étoic inconnue ) avoue & rient ~our le fils légitimement toute certaine, lorfque nous penferons premier né de l'eglife: que la France, en· vivement à ce qui couche l'état du faluc bquelle la relision a jetté fcs plus atfu– de nosames? Quelle forte de relfenriment rés fondemens , cette terre véritable– devons-nous avoir' voranr fouffrir tant ment fainte' puifqu'elle a été arrofée du de finiftres accidens à cette églife fainte, fang innocent de tant de milliets de mar– notre Mere, dans le giron de laquelle crrs; où ces martyrs ont fait comme J'en– notre falut repofe? Que s'il ell vrai cc cens, en fe brillant & conrumanr eux– ce que l'on dit, qu'il y avoit une image même~ ils ont jetté leur r,,Jeur ju(qu'au d'Apollo en la ville de Cumes (qui "'·oit ciel, & étendu jufqu"au boer du monde, été enlevée d"une ville de Grece affiégée) où leur fang épandu a éré J'heureufe fe– qu'ellè fut vue en même temps qu'on pi]- mence quia tant fait naître & produit de !oit & faccageoit la ville d 0 0Ù elle avoit chrétiens: que b Fnncc qui a cet hon– été enlevée , rendre quelque quantité de neur qu'en la fuccellion heureufe de ceux larmes: & quoi, S1nE, fera·t-il dit que qui lui one commandé, elle a de \'OS. les_ troncs inanimés, ces idoles f&ns pou- areux Saints & canonifés, defquels les voir, ces intellige~1ces 111u12trcs,, 3}'e11t reliques f"J.intes font ft1r nos autels ré:vé– trouvé des brm~s pour pleurer le fac des & vénérées en terre: que ce:te France d'une ville aOiégée, & exporéc au pilla- feule foi: comme en fchifme, & en dé– BC; & llOUS animés d'ames raifonuables, fob~ilfancc ;\ d's urd\lnnances ti faim-es, http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=