Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 9
·J109 f,• les Recevtul'S gln!l'aux au C!el'g/. PA11.T. Il.' J1JC 1n1inden des autels & de la religion. obligera de faire fur les reJI'ources infi– Que ce motif feroit puiffant, sil étoic nies que le Roi trouve dans le cœur de néce!faire d'en , e.mµloyer .' J?OUr d1f- fes ~U)tts; & li ,il ell avantageux à Sa /\1a– pofer le Cierge a recevoir bvorable- Jdle de recevotr un fecours li conlidéra– ment les µroµoli.tion.s que le. Hoi leur ~le dans une conjonélure au!li µre!fante, commande de lut faire ; mais que forr il fera bien glorieux au Clo«>é de le don– zde efl accou!umé à prévenir l_es de- ner, & à 1·alfemblée d'y co 0 nnibuer. mandes , & meme le~ ddirs de Sa 1'-la- Sur quoi lei'dits (eigneurs de l'alfem– jellé , comme les fc:cours confid4'rables blée ont dit & remontré que fi les for– que le Clergé lui a doanés µcndont la ces du Clergé répondoie~t à fon zele il derniere guerre & la préfente , le font irait avec J;ie au-delà de ce que Sa r..'ia· alfez connoitre. Que li l'on com~arc les je!lé µeut attendre : il fait que dans le temps auxquels ces fecours ont été accor- befoin il peut donner jufqu'aux pains dés, avec la conjonél:ure µréfente, l'on fanlbfiés, & il efl convaincu que le be– conviendc.1 que la fupériorité des enne- foin ne peut être plus grand qu'il l'cft au– mis & les avantages qu'ils ont rempor- jourd'hui : il reconnon l'obligation où il tés, rendent les beforns infini_ment plus efl de fccoucir l'état, & n'ignore pls les preffans ; que ces confidéra11ons n'au- mJlheürs dont il a plu à Dieu de l'af– torifent que trop la demande que le lliger depuis quelques années ; qu'il eft Roi leur ordonne de faire JU Clergé de jufte d'aider ·sa l\1ajefié plus fortement la fomme de vingt·quatre millions de que jamais; que le zele du Clergé n'au– livres à titre de rJch1t des quatre mil- rait pas de bornes , li le mauvJis état de lions de fubvention ou fecours excraor- fes affaires ne le forçait d'y en mettre ; dinaire tenant lieu de capitat'on , ac- qu'outre fl reconnoiffancc pour le Roi • cordé ou Roi µar le Cl.rgé en l'année feu! motif capable de lui faire faire tou- 1701. & qui fe lev~ encore aujourd'hui; tes fortes d'efforts, le bien de l.t religion que cette fomme paroitroit conlidéra- & l'intérêt du Clergé l'y obligent dans hie à qu:conque ferait moins inllruit les circonlhnces préfentes ; qu'ainfi tou– de la pui!Tance du Clergé , du créJit tes fortes de raifons le portent à mettre. qu'.une ex•{le économie & une fage auunt qu'il dépendra de lui , le Roi en adminillration lui ont acquis , & des état d'éloigner les ennemis de nos fron– moyens dont il fe µeut fervir pour exé- tieres par une bonne guerre , ou de leur curer avec facilité tout ce que ron zele faire mettre les armes bas par une bonne lui infpirera dans une occafion li impor- paix; mais qu'il fupµlie Sa I\lajefié de tJnte; que la voie de l'emprunt par conC- vouloir bien, en recevant le nouvel ef– titution au denier douze ell le moyen fort de fon zele µourle fen•ice de Sa Ma– le plus alli1r~ pour procurer au Roi le je!lé, arrêter toutes les affJires panicu– prompt fecours qu'il en attend, avec d'au- lieres qu'on fait contre le Clergé ; les tant plus de confiance, que le Clergé dons que le Clergé fait au Roi étant une peut dès l·préfent prendre des merures julle contribmion pour le bien de l'état, pour re libérer en peu de cemjJS , d'une un hommage de fa reconnoilfance pour charge <]Ui paraît pefante, en continuant Sa Maiellé, & par-là un aélc de juftice& fur les membres du Clergé une impofi- de religion, quelque brC:che qu'ils faC– tion annuelle de trois millions de livres, fent à fes affaires , elle peut fe rép~arer au lieu des quJtre millions impofés de- dans la fuite par la bénédiélion de Dieu puis 1701. laquelle impolition ferviroit à qui de tels dons font agréables' auni– premiérement :\ µJyer les :1rrerages des bien que par l'économie des hommes; rentes qui feraient con!lituées, &: l'ex- mais ces prétendus droits imaginés par cédent à rembourfer chaque année des la cupidité de qudques particuliers , principaux : enforre qu'en moins de fondés fur de vains prétex~cs, & exig~s quatorze années le Cleroé fe trouverait avec tant de durete , accab!ent & rm– cntiérement quine defdics vingr-qu.itre ncnt abfolument les bénéfices fur q11i ils millions , & de cous les arreragcs qui en tombent ; que le Clergé fupplie donc Sa auront couru ; que rien n'e(l µlus caµa- l\la;dlé de le mettre à couvert de ces hie de vaincre l'opini:Îtreté des ennemis, pourfuitcs li ficheufes, & de lui donner ~ de. les déterminer;, la paix, qu~ les m?yen, en confervantfe~ fon~s, d,e r~m sdlex1ons que b lib~ralité du Cl:rge les plu fes deux grands devoirs, c ell-a·d1re~ http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-09] Corpus | Histoire de Provence
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