Assemblée générale du clergé : Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France. Tome 8 : Contenant ce qui concerne les assemblées du Clergé, les différens départemens, les receveurs et les bureaux des décimes, les droits et fonctions des agens généraux du Clergé, et les délibérations pour la conservations des archives

Des Procurations des Dlnutés ; 9 t 39 1 r on eût pris toutes les précautions pofii- Je jugeoit à propoS) quand elle reroit bJes pour empêcher qu'à l'avenir on formée, elle aviCeroit aux moyens d!! n'in[érat dans les procurations des pro- pourvoir à de parei Is inconvéniens ; & ",inces aucune dau[e, qui limitât trop que cependant fans approuver leCdites les pouvoirs de leurs députés; néanmoins dallCes, on ne lai{feroit pas de pa!rcr il avoit trouvé dans la procuration de la- outre à la réception des procurations dire province d'Auch ~ une clJufe mire pour cette fois feulement; ce qui a été par apoilille ~ qui borne tellement le approuvé d'un confentement unanime pouvoir de Ces députés, & qui en fi op- de la compagnie. pofé~ à r c[rrit de l'a!1èmblée derniere, que fans le mérite particulier & géné– ralement connu de mon[eignellr l'évê– que d'Aire, député pour le premier or– dre, & [ans la j uae confidératÏon qu'on doit avoir pour M. rabb~ Phelypeaux, député pour le [econd, il feroit fans doute de la prudence de la compa– gnie, de ne point recevoir ces fortes de procurations; ce qui lui paroît d'autant plus j ufte ~ qu'il n'avoit trouvé aucune claufe [emblable dans les autres. Sur quoi monCeigneur l'évêque dJAire a dic. quïl était obligé pour juilifier la conduite de [a province, de repréfenrer à la compagnie, que l'affemblée provin– ciale d'Auch n'avoit eu aucune connoif– rance des intentions de la derniere af– femblée généule , auxquelles cette pro– vince fe feroit fans doute conformée avec plaifir; & quJainli il ne fa Il oit pas Is'étonner qu'elle fe fût tenue dans les termes qu'un ancien flyle a en quelque maniere autorifés; mais quJà l'avenir il ne doutoit pas que ladite province d'Auch n'eût pour la derniere afièm– blée générale les fentimens de déférence que les autres provinces ont eu. MonCeigneur le coadjuteur d'Arles prenant la parole ~ a dit qu'il avoit pris foin dans ratTemblée provinciale d'Arles.J de faire éviter dans fa procuration tou– tes les claufes que l'ufage avoit introduit dans cette province, & que la derniere affemblée générale avoit improuvé. MonCeigneur IJarchevêque de Paris reprenant ce qui a ~té dit fur cette ma– tiere, a fait voir à la compagnie: que comme les claufes de rellriétion n'étoient pas nouvelles dans les procurations, il étoit auffi ordinaire dans les affemblées de n'y avoir pas toujours égard.J & de s~attacher plutôt au bien & à l'avantage que les députés pouvoient procurer ~ qu'à ob[erver fi exaétement les conditions des P?uvoirs trop bornés de quelques pro– ,vm,es: que néÂlUllQIDS fi l~ compagnie XLVII. AŒ"emblée de On a rapporté plufieurs o,~ferVlltions for /es procurations des provinces dans le procès-verhal de t aJfemhlée convoquée en 1685. dans la féance du 29. mai du matin ~ page 7. & Juivanas ; particu– liérement jùr celles· des provinces de Rouen 6' de Bourges. La province de Rouen avuù député monfeigneur de Me– davi ~ archevêque de Rouen, avec pou– 'Voir à ce prélat de fohflùuer en fa place, fous le bun plaifir de meffiig:uurs de t ajJèmblée glnérafe, monjèigneur Col– hert ~ archevêque fi primat de Carthage ~ coadjuteur de Rouen; for laquelle clauJè de fuhflitution monfligneur l'archevêque de Paris a dit .. Q U·encore que depuis l'affemblée de 162 f. on ne dût plus nommer aux: grandes affemblées que deux députés de chaque ordre; néanmoins les alTemblées ne s'étoient pas ôté la liberté d>agréer les fubil:itutions faites par les provinces ~ lorfque pour de bonnes raifons elles le trouveroient à propos : que fur ce fon– dement l'affemblée de 1681. avoit reçu monCeigneur le coadjuteur de Rouen. A quoi monfeigneur l'évêque de Lizieux auroit ajouté, qu'il étoit chargé par l'af– femblée provinciale de repréfenter, que fa province n'avoit regardé monfeigneur l'archevêque de Rouen & monfeigneur fon coadjuteur que comme une même perfonne, & de fupplier raffemblée gé– !lérale d'admettre monfdgneur le coad– Juteur, ce qu'il efpéroit obtenir dJautant plus facilement, que monfeigneur far– chevêque. de Rouen lui avoit écrit depuis' quelques Jours pour faire la même priere à r atremblée ~ ~ laquelle il ne pounoit af; e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_054 (08)

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