Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 6

· 1 161 De l.1 Jurifdiélion Ecclljiaflique; 11'1' rt!igiem' qi;i avoient pr.tich.! le contraire tle ment par le flint concile de Trente, de /ui~·ë uni: r1..~iJ.irJt101i putJlzque. porter autant qu'il nous ell poffible les E" 16+0. /YI. l'arclr<vi~ue tic Rouen Jfr catholiques d'a!litler les dimanches aux réi1nprimer le rituel dt' fan dio~cfa, & y fit mclfcs de p;iroilfc, com1ne y étant obli– ajouicr une CJ1:donnanc.e fur t'µ6iig.1tio1z des gés, tJllt pour le bon exemple, que pour jidc!es d'uJlijlcr ~ la meffe de paroiffe. D"' entretenir & conferver l'union parmi les re!igieu.< de l.i ville de J<ouen ayunt prêché fideles ; dolhine qui etl très-véritable , contre cetr.: ordu11nant:e, il les oblige.i d'en que no~s tenons & maintiendro11s toute f4ire une fatisj;zilion publique. Voici le dé- notre vie. faveu folemncl qui <11 fut fait en pleine chuire par u1z religieux. Il y a de mauvais efprits qui font en– nemis de la paix de l'églife, qui ont voulu par leurs artifices perfuader que quelqu'un de notre ordre avoit tenu des difcours , en la cl1airc li!! vêrité , éloi– gnés du refpell que nous devons à mon– feigneur l'archevêque, & qu'il s'étoit avancé jufques au-delà de fon devoir , de faire jugement de fes écrits & de fa do{lrine. Nous favons que l'églife nous prefcrit d'autres 111axi1nes, & nous com– mande de révérer , refpelter & hono– rer ceux qui font dans ces grandes & éminentes di~nitcs , & qui font . a!lis dans des tribunaux pour nous juger nous-mêmes. Nous ferions bien marris qu'aucun des nôtres eût donné fujet de faire ce jugement de lui ; nous n'avons jamais eu autre penfée & volonté que d'honorer monfeigneur l'archevêque , non feulemen( à caufe de fa dignité , mais encore pour fa vertu & doltrine , de laquelle il ne nous appartient pas de juger, protellant que nous n'aurions jamais que des !èntimens très-refpec– tueux de lui , & tels que nous devons ; & je prie ceux qui font ici , que s'ils ont interprété les difcours que le pere Beaumer a tenu en la prédication qu'il fit à faint Ouen , comme s'cloignant de l'honneur qu'il doit à monfeigneur l'ar– chevêque , qu'ils me falfent la faveur d'en prendre toute autre croyance , & ellimer avec moi qu'il feroit blamable s'il etÎt eu d'autres penfêes q::e celles qu'on doit avoir d'un grand & très-digne prélat, qui mérite beaucoup de l'églife pour fa piété & fa doltrine. Ces mauvais efprits ne fe font pas con– tentés de cette calomnie , ils ont parfé en une feconde, voulant faire croire que le pere Beaumer en fa prédication avoit vonlu détourner ks fidcles chrétiens d'aller à la merfe de paroilfc. Que s'il l'avoir fait, ce feroit contre fon devoir, puifque nous Commes obligés , notam- Arrêt rendu en forme de réglement au parlement de Rennes , far la remontrance de M. le procureur géne'ral, le 16. oélobre 1627. qui enjoint d'a.J!rjler avec révérence au farvicc divin aux dimanches & fêtes , & fait défenfas aux habitans des paroijfes de demeu– rer dans les cimetieres , ni entrer d,1ns les cavernes pendant le prô– ne de la meffe , ou en quelqu'au– tre partie de l'office divin , à pei– ne d'amende contre les contreve- na11s. S Ur la remontrance du procureur gé-· néral du Roi, qu'il a été averti qu'en plulieurs. paroilfes de cette province , pendant la célébration du fervice divin, & aux prônes des grandes merfes , au– cuns parlent & font tel bruit , qu'ils troublent le fervice & apportent grand fcaooale; entrent , forcent dans le cime– riere où ils traitent des chofes profanes, fe battent bien fouvenr, voire jufqu'à ef– fufion de fang ; vont ;iux tavernes , au lieu qu'ils devroient a!liller aux grandes merfes & prônes qui fe font par les rec– teurs de leurs paroirfes : requérant ledit procureur géneral qu'il ):' foit pourvu, & fur c~ délibéré. LA CouR a fait & fait très-exprès commandement à tous catholiques, de quelle qualité & condi– tion qu'ils foient, d'affilier pendant .les jours de dimanches & fêtes au fervice divin avec la révérence, dévotion , at– tention , refpell: & filence qui y ell dû, fans bruit m défordre, foit à l'endroit du prône d'e la melfe ~ ?U. en quelqu'au– tre part de l'office d1vm, pendant le– quel , fait ladite cour défenfes aux ha– bitans defdites paroirfes de demeu– rer dans les cimetieres , ni même cnrrç' http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-06] Corpus | Histoire de Provence

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