Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 569 ) prison. l .. e geolier, ·au lieu . de le conduire aù cachot des condan1nés, entraîné par un respect profond pou., .. sa perso11ne; le i11it dans la chan1- bre où étaient ses autres confrères: c< Messieurs, >> leur dit <l'un air satisfait le prisonnier de. >> Jésus-Christ, 1ne voilà plus heureux que » vo.us : j'aurai le bonheur de n1ourir pour » notre sainte religior1 , et je dois être exécuté >>' dans les vingt-quatre heures >). Aussitôt il se met à genoux, et ren1ercie le Seigneur de la faveur qu'il vient de lui accorder, et de la grâce qu'il lui fait d'accepter le sacrifice de sa vie. En se relevant, il observe que les autres confesseurs de la foi i1' ont pas encor-e dîné, quoiqu'il soit tard. « Je vous ai f~1 it attendre, n leur dit-il; i11ettons-nous à table, puisque >l vous souhaitez n1e faire encore aujourd'hui . . ' . . » partager votre repas: ensu1te 1e 111 occuperai » dg rnettre ordre à n1es affaires ». Il dîua avec · la n1ên1e paix qu'il n1ettoit à toutes ses ac- ., tions ; n1ais il ·se reprocha d'ayoÎr pris une ·tasse de café, ayant oublié que cc jour étoit un · vendredi. Il s'entretint de sa mort pro– chaine avec ses an1is' con1n1e il eût pu le faire de sa: i11ise en liberté : il leur parla de la v:n1ité des choses de ~e n1onde' et d.e celle d'un fri .... llC. 24 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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