Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 557 ) catholiques qui assistoient aux saints mystè-· res, se d~utant du danger qu'il couroit, 1e con ... duisirent, 1>ar des routes détournées, hors de l'atteinte des n:1échans. Le lenden1ain , il se ~endit à son couvent, niais revint plusieurs fois la nuit à Saint-I.Joup, où son z~le lui fit opérer constanirnent un grand hien. <=epen– dant on l'accusa du plus odieux fanatisine, de la plus grande audace à violer les lois de l'assen1blée constituante, et ces absurdes dé- ·clamations eurent · tout l'effet qu'en attcn– dQÏ.ent les partisans du schisn1e. Sa con1n1u– nauté fut pro111 pten1ent dissoute, et con1n1e il ne restoit plus dans la proyince qu'un seul çouvent de son ordre, celui de la ville de Ç-ray, le père Grégoire s'y rendit. A peine y étoît-il arrivé, que ce ùernier asile, sur le refus que les religieux fireut de prêter le ser– n1ent de liberté et d'égalité , fut détruit co1nn1e tous les autres. . Détern1iné avec douleur à quitter son cos– t.ume, pour ne pas cornpron1ettre les fidèles qui lui offriroien t asil ~ , il se fixa et r esta près de dix-huit n1ois dans la paroisse de \T ellefric, où il ne se trouvoit pas d'intrus. ])e Bt , ét.en – dant ses travaux, avec un zèle in(~1t ig:.iblc, dans. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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