Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 556 ) « Ah! sachez que le schisn1e est un grand » nia) ; c'est un état de da111nation. On. n'en » veut pas seulen1ent ~u clergé, i11ais à Dieu , · u n1ên1e; l'idée de Dieu est trop inquiétante » pour les i11échans >>. Il detneura long-ten1ps dans sa paroisse, y produisant des fruits ad- 1nirahles. Un jour il se revêtoit des habits sa..... cerdotaux pour 1nonter à l'autel, lorsque le curé constitutionnel l'abordant : « Con1ment >J oses-tu, lui dit~ il du ton le plus violent, )) venir' avec un habit prose.rit' dire la' messe J> dans n1a paroisse, sans n1a pern1ission, et ' ' de plus fanatiser n1on peuple? Je tïnter..:. » dis tonte fonction. - Je ne vous de111ande " pas, répondit avec douceur l'humble reli-– ». gieux, pourquoi vous avez quitté un habit » et un état · saint auquel vous vous étiez » voué. l\'.lais vous, de quel droit n1e repro~ » chez-vous n1a fidélité à des devoirs que la >) religion a consacrés? Je ·ne reconnois ici » d'antre curé que celui que vous avez dép]a... J> cé par une sacrilége usurpation. Qua.nt au·x )> autorités dont vous n1e n1enacez , apprenez >~ qu'elles sont incon1pétentes pour les choses » spirituelles ». Aussitôt il · n1onte à l'autel, comme un ange .µe paix; e( les uombreux e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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