Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 553 ) avec une vivacité nouvelle les coups que l'on portoit à la religion, redoublant ses prières, ses jeûnes et ses austérités , sans cesse il offroit à Dieu le sacrifice de sa vie, pour appaiser sa c9- Jère sur sa malheureuse patrie. Prosterné entre le vestibule et l'autel, il le conjuroit de ne pas enlever au peuple françois le flambeau sacré de l'Evangile. Ses plus doux n10111ens s'écoulaient en présence du Saint-Sacren1ent, et, pénétré d'une sainte ardeur au sortir de ces fervens entretiens avec Dieu, le missionnaire se ré– pandoit dans les campagnes , pour y prén1u... nir les peuples contre les dangers du schis111e, et pour les exhorter à supporter avec courage les persécutions, à l' exen1ple des pren1iers fidèles. Combien de paroisses ont rendu de– puis à sa n1én1oire ce glorieux témoignage ; que ce fut à ses instructions persuasives qu'elles durent la conservation de la foi! Mais tandis qu'il se multiplioit èn quelque sorte, pour se– courir ses frères, on l'entendoit très-souvent dire qu'il ne faisoit que peu de chose , quiil étoit un serviteur iuutile, et, pour nous servi1' de ses expressions, un pauvre instrun1ent en– tre les n1ains de Dieu , qui ne dédaignoit pas· de l'employer pour sauver les amcs. . III. 25 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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