Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 552 ) '10 n1il~eu des regrets et <les bénédictions de . tous les gens de bien, il reprit avec un 11ou- · veau zèle l'étude de la prédication; inais la révolution ne tarda pas à vouloir entraver son zèle. Avant l'affreuse catastrophe, il vit sou– vent sa chère solitude troublée par une mul– titude de fidèles, auxquels ses ·vertus inspi– roient déjà la plus juste confiance. Chaque j9ur, après qu'il avoit célébré les saints n1ys– tères , ils accouroient en foule auprès de lui. La uécessité de les prémunir contre les dan– gers qui les n1enaçoient, ne lui pcrn1ettoit pas · de rebuter personne,, et il consacroit les jour– nées entières au tribu11al de la pénitence. Sa tendre sollicitude pour ses frères pré– sens, ne din1inuoit en rie11 celle qu'il éprou– voit pour les absens, liés ayec lui par les nœuds <le la nature ; et que de précautions il prit pour les préserver de ce torrent d'in1pié– tés, qui se répandoit d'une n1anière effrayante! l/asse1nblée nationale venoit de prononcer la suppression des vœux n1onastiques et la·disso– lution des couvens. Le père Grégoire, plus ren1pli que jan1ais <l'attache111ent à son saint état, se réunit à ses fidèles coufrères du cou– vent de Vesoul. J..~à, ressentant toujours plus vivcn1ent e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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