Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 524 ) qu"il n'a presque . pas interr~n1pu jusqu~ à sa inort. Chaque jour., i] se bornoit à un repas, et, toutes les fois qu~il pouvoit être so,~1 inaî– tre, cet unique tep~s consist9it .dans un peu de pain de seigle, du .beurre, et de l'eau pour , sa boisson. Etonné d' ~In tel g~nre d'al;>stinence, je lui t én1oigaai i11a surprise, et il n1e ré– pondit froiclernent qu'il en agissoit ainsi, daiis le désir d'obtenir du 1,out-l)uissaut la faveur de rnou~·ir pour la cause de la religion. Il lfi de111andoit. avec trop d'ardeur pour ne pas l'obtenir. » In~trnit que ce jeune ecclésiastique avoit_ été chargé de l'éducation d'un jeune hotnn1e de Carnet, j'ai eu recours . a~1x an.11s du res– pectable père, ancien 111.agistrat, hon1n1e très– recon1n1andable par sa piété et par sa hienfai– sa1.1ce. Je n'ignorois pas que, surtout depuis .l'entr~e de lVI. Gosselin dans -sa in.ai.son, elle , . d l' 'd. (" . d l 1· eto1t · evenue e · .1ncahon e tous. es 1eux voisi~1s. (~c bon p(~re a répondu :. « Il i11' est et )) n1'a toujours été bien. agréable d'avoir à » rendre, à la n1êtnoire de ce digne ecclésiasti.. » que, le juste tribut d 'liornn1ages que rée la– » n1ent les vertus qu'il. a pratiquées pendant >> sa vie et à sa inort, 1\1. Gosseli11 recut l' Of- . . . . . ;) e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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