Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 520 ) d'estime pour ses lu111ières et d'a1nitié pour sa . personne. M:ais j'avois trop de r1uestions à lui faire·, il fallut répéter nia visite. Je le trouvai dans une autre n1aison : il changeoit chaque jour de don1icile, et partout il étoit suivi.d'un non1breux concours de fidèles. Il n1e parla le langage de la plus haute spiritualité. 1 1 out ce qu'il n1e dit des travaux de so11 i11inistère, pour répondre à i11es questions, n1e parut de– voir intéresser la piété de tous les fidèles; et comn1e dès lors j' an1assois des n1atériaux· po1:Jr ces mé1noires, je le priai de vouloir bien n1e comn1uniquer tout ce qu'il savoit d'édifiant dans la persécution de l'église de Marseille. Il n1e le pron1it; et j'obtins n1ên1e de lui qu'a– près la quinzaine de Pâques 1795, il n1e don- · . . . . . nero1t un 1our entier, et que i1ous passerions ce jour à la ca111pagne) pour n'être point ·dis– traits <le l'objet 111ên1e de ces n1é111oires. » Je quittai l\'Iarseille dans cette espérance; mais ce fut pour ne plus le revoir. Ce bon prêtre se consid.éroit lui-111ên1e con1n1e une 'Victime dévouée au Seigneur, et qui devoit être consumée ·sur ses · autels, ou par le glaive d.es bourreaux, ou par l'ardeur n1ême de l'a– n1our divin. Toutes ses journées ·étaient une · suite e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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