Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 5o3 ) lomnîes dont il seroit l'objet, sur les odieuses et outrageantes inculpations que les jacobins, les impies, ne n1anqueroient pas de donner à sa noble démarche. Il voulut, ainsi que soo. digne frère, travailler plus que jamais à sauver d~.s ames; voilà le secret, et l'unîque sec1~et . . ' +iue renfermoient ces deux cœurs, aussi purs, aussi pénétrés, aussi brûlés du beau feu de la charité, que des anges. On ne parloit point encore de la désastreuse expédition; et l'abbé de Hercé nous disoit, dans uue conversation confidentielle : <f Oui, mon ami, mon frère )) et n1oi nous ne ". désirons, nous n 'ambition– » nons que la gloire d'aller évangéliser nos » campagnes; d'aller couvrir de nos sueurs, et, » s'il le faut, de notre sang, le sol de notre ~> infortunée patrie : nou~· ne nous.. dissimulons n point les dangers qui vont nous entourer. » Nous marcherons d'un village à un autre ..» village , cl' une contrée à une contrée nou– )) velle, jusqu'à ce que, arrêtés par nos frères · ~égarés, nous périssions, dans quelque ville, J> sous le tranchant de la guillotine. Mais que .n le Seigneur .soit béni .·: 1'lori facio an.ùna1n . . . ' » 1neam prettosi<:Jre1n qua1n 1ne ». Le 1 e~ • . .ja~vie>: ~ 795, l' év.êq :ue adressa aux e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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