Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 302 ) tre histoire, nous rappellent une lutte terrible et longue entre les royalistes françois et le parti républicain. Des traités, consentis seule– n1enl par un très·pctit non1hre, ne furent jan1ais bien observés. Le non1hre des mécontens, ra– content les plus sages écri, 1 ains, augmentoit tous les jàurs, e,n Bretagne surtout, provi~ce qui, par sa position, étoit plus favorable pour cette sorte de guerre. L'Angle~erre songea à y porter des renforts, et un corps d'émigrés fit une descente à Quiberon .. ~L'évêque de DoJ, son frère, et plusieurs ecclé~iastiques respe~tés pour leur doctrine et leur piété , se proposè– rent de les acco111pagner. l\11ais con1 bien il est i111portant cle saisir avec justesse les vrais 1no– tifs de cette petite colonie d'ouvriers évangé– liq.ues. Ses chefs, et chacun de ses n1en1br~s, ayant horreur du -sang, et ne portant d'autre~ arn1es que leurs bréviaires, avoient pour u~i­ que objet de se répandre parmi leurs anciens troupeaux, afin de les rappeler, ~insi que tous . . les autres fidèles qu'ils pourroient atteindre . . . . . sur le territoire francois, aux lu-n1ières corn- . . :>. . 1 !. 'n1e aux vertus évangéliques. Ce digne pon~ tife, non1.n1é vicaire apostolique pour la Bre– tagne , 1i:e se faisoi~ pas illusion. sur le·s ca.- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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