Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 292 ) ·Je protet~teur de tout être souff1'ant; con1niè rendu à son troupeau et aux devoirs suhli111es de la charge pastorale , il se n1ontroit surtout ·l'an1i, le père, le défenseur et l'appui de tous ses diocésains. ·Dan~ ces temps voisins de· nos funestes . cl~ ·sastres, lors que l'horizor1 ~ couvért des nuages les plus sinistres, annonçait et présageoit la tempête révolutionnaire, · tout bon citoyen s'agitoit, se troubloit, et eût voulu de toût so11 pouvoir détourner ou arrêter l'orage; à ·cette époque , les députés bretons se t.rou.:.. vant à Paris, l'évêque de Dol céléhroit, la nuit .de Noël, les· saints mystères, lorsque tout ~t ~coup s'élève en sou esprit l'idée qu'ohJigé de parler solennellen1ent à son souverain·, il doit .saisir cette occasioh pour lui faire une peinture énergique des dangers qui menacent la patrie. Frappé néanmoins de la hardiesse, et n1è1ne .de la sorte d .'iuconvenance d'une pariille dé~ -marche, qui. signaloit des torts dans le gouverl'9' nen1ent, il ne voulut point s'en rapporter à ses propres lu111ières; il consulta plusieurs de ·ses collègues, et qui, loin de l'ai,rêter, se pern1i- rent d'encourager son zèle. Après avoir donc mis sous les yeux du roi Louis XVI le cahier e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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