Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 2·91 ) avec une frugale abondance, comn1e autant de men1bres ou <.."Un1n1e autant de chefs c;le son immense fa111ille. Mais quoi donc, le successeur des apôtres étoit· il totalelnent et constan1n1ent étranger aux inté~ rêts politiques de sa patrie? Il ne pouvoit pas: l'être, dansl'institution, dans le ré.gin1e ~esEtati _d'une proviocecoinposée de trois ordres; 1nem· bre du premier; il devoit assister aux déJibér~ tions qui reg;irdoient la conservation con1n~e la prospérité de la Bretagne: il eut occasion, dans l'absence Je . celui de . ses collègues qui devait présider les trois ordres , de se montrer lui.. mên1e à leur tête ; et, dans ·ces momens ·d'un intérêt suprên1e, il ne retraça jan1ais que les ~aractères d'un vrai, d'un religieux patriotisme_~ Plusieurs fois alors nous eûn1es nous-n1êmes recours à sa n1édiation puissante, pour l'intérêt de nobles et pauvres familles qui laissoient comn1&.à la n1erci de Ja Providence de petits orphelins aux abois; et J'homn1e public, le dé· fenseur des droits de son pays,. · et tout à la fois celui du trône de son souverain , nous sem– bJoit alors l'ami, le père, l'onctueux et puis.– saut consolateur de l'infortuné sans ressource" Dans un poste é111inent, il était ~ans distinction e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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