Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 286 ' ren1plit les fonctions de grand vicaire, ren– doi t haute111eut justice à son rnérite, et fë– licitoit tl"avance l'église qui .seroit assez beu– reuse pour le posséder cori11ne son prcn1ier pas– teur. li n'avoit ja1nais éprouvé d'autre aru– bition qut.~ celle de servir ses frères , et, saus un sen~in1ent pareil, son élévatiou sui~ le siége de Dol, pour lequel il fut sacré ie- 5 juillet 1767, u'auroit eu sans doute rieu de . . . flatteur ni d'agréable à ses yeux. Cette petite ville, i11al::>aine ~ sani autre édifice un peu 111~rquant que celui de la 111aison épiscopale, :iyant souvent uue atn1osphère chargée <le uua– ges n1alfaisa1~s, et qui ne prornettoit, aux ha– bitans de ce triste séjour, que des n1ala<lj~s périodiq1ies et dés forces lauguissau tes, tel fut le chef-lieu du diocè~sc que la Provide11ce le chargea <l'évangéliser. J\tlais si cette eité ne présenloit rien que d'ig·noble au~ yeux de l'orgueil hun1ain, rien qu'un stérile alin1ent aux passions et à la eu-· pidité, le nouveau pontife sut la relever de cet état de disg1·âcc, et l'illustrer par .. .sa vie,. et encore 11lüs pat' sa rnort. Pour t_o.<it .hon1111e qui a le bonheur insigne ùe croire au chris– tianisn1e, et de suivr~ et d'ad1nirer ses i.n- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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