Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 281 ) Grau11et, place i111portante du diocèse_ de Cas– tt~es, et qu'il ne dut qu'à son n1érite éclatant. Dans ces différens postes , il ne négligea pas un seul mornent de répandre avec abondance la -sen1ence de vie et de salut dont il étoit dé– positaire. l.1a bonne odeur de Jésus-Christ le précédoit et le suivoit partout. Partout aussi, recueillant les plus grands fruits de son n1i- 11istère, partout il dén1ontra que l'auteur ado– rable de tout bien accroissoit con1n1e périodi– q ue111en t son honorable charge et ses in1n1en– ses travaux, à n1esure qu'il avançait _e.n grâce et en sainteté, devant Dieu et devant les hon1- mes. Le Très-flaut se proposoit ainsi de le faire i11onter au faîte des vertus chrétiennes, pour lui n1é11ager la pal1ne et la. grâce subli111e du n1artyre. Lorsque l'i111piété révolutionnaire fit pu– hlier, contre les prêtres restés fidèles , la loi de déportation, 1\I. Alingun ne put Se ré– soudre à quitter ses paroissiens de Graul– let, qui tous rendoient un solennel tén1oi– gnage de leur estin1e ponr ses talens, et de leur filiale affèctio11 pora· toutes les q ualîtés de son cœu..r. Ses 111otifs, aussi purs qu'ils se n1ontrèrent héroïques, lui concilièrent les hé- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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