Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 280 ) vicaire· à Laynur. Bientôt il s'y fit connoître avec tant d'avantage, qu'on trouvoit en sa personne un trésor de science et de piété. Ilien ne l' en1barrassoit, dès qu'il s'agissoit de disrrihuer au peuple le pain de Ja. parole di– vine .. Il avoit tnis tant de persévérance à culti... ver en lui ce don de Dieu, qu'il s'étoit orné la n1én1oire des serinons du célèbre Bourda... loue. Il les avoit appris tous par cœur, goû.. tant extrên1en1ent la clarté con1n1e la savante profondeur de ce grand orateur du grand siè– cle .. Par cette n1éthode, il s'étoit habitué à par– ler sans une préparation nouvelle, puisant toujours dans la n1ên1e source, et sans cesse avec un attrait nouveau. Ses travaux dans la ville de Lavaur furent accon1pngnés de llénédictions si abondantes, que la plus grande partie des habitans, frappés ·de son savoir et <le sa sainteté, voulure11t l'avoir IHJur guide et directeur de leur çonscience. Ce lieu fut penda11t ciuc1 ans le théàtre de son zèle, et il consacra le n1ên1e 11on1hre d'an– u~es, avec de pareils succès, au gouvernen1ent de -la paroisse de 13elcastel , que les supé· rieurs ecclésiastiques lui avoient confié. De là, l'hon1rr1c de Dieu fut a1lpelé à l'archiprêtré de e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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