Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 271 ) les vrais se11timens de cet l1om1ne de Dieu ? qu'on en juge par cet esprit d'une tendre fer– veur, et que retrace la lettre suivante. Il l'adressoit de Jersey, le 6 octobre i791, à M 11 e. Victoire dé Saint-Luc, digne nièce de l'évêque de Quimper de te nom. Cett~ jeune . , . ' vierge,, consacree tout ent1ere, et conJn1e dame de la Retraite, aux œuvrcs de ]a cha– rité , dont el1e a reçu l'in1111ortelle réconlr'– pense, e.n périssant sur i' échafaud, de la n1a.irl des im.pies , avoit fait passer un objet de. piété à l'abbé de l' Archantel, qui lui répond. ainsi: «Je reçois à l'instant votre lettre, avec » le charn1ant reliquaire qui I'accon1pagne. Je » ne puis vous exprin1er le plaisir qu'il me fait, » et. la vive reconnoissance dont 1ne pénètrent » tout~.s vos bontés pour moi. Vous ne ponviez » s.ûren1en~, Maden1oiselle, n1e faire un ~adeau » plus précieux et qui me fût plus agréable. » Quel bonheur je vais goûter d'avoir toujours J> sur n1oi une partie de ce hqis sacré, sur ~e». quel 11otre Sauveur a consoml,11é le grand. )) œuvre de l)Otre Réde1nption. Quelle joie, >> quelles délices, quand on souffre, de pouvoir >l à chaque. instant se jeter aux pieds de cette. » croix ador.able, et uair toutes s,es sou.ffrauc.e~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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