Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 265 ) charrette, il arrive au pied de r échafaud; il y monte avec le mên1e courage_, en1brasse ten– drement le bourreau, lui déclare qu'il lui par· donne sa n1ort, lui ren1et, en signe de cette dis– position, le peu tl' objets qni ont échappé à la voracité de ses spoliateurs; et, à cinq heures et den1ie du soir, fête de ~aint Etienne, pre~ier n1artyr, la tête de l'hon1n1e de Dieu tombe , et sa sainte ame s'élance, sans doute, dans le sein du rén1ùnérateur suprên1e. Beaucoup de fidèles qui assistoient à ce douloureux spec– tacle , par un sentirnent de vénération pour rhon1me de la droite du ,.frès-Haut, tren1- pèrent des n1ouchoirs et des linges dans le .sang, qui avoit coulé avec tant d'abondance_, que l'exécuteur <lisoit qu'il fal1oit nécessaire– n1ent que le conda1nné se fût présenté au coô– teau fatal avec la tranquillité la plus parfaite. La tête et le corps, placés sur une civière, fu– rent portés it la sépulture co1nn1uue, et i11is en terre. La nuit suivante, deux pieuses fen1- n1es exhun1èrent ces restes précieux, envelop– pèrent le corps dans un drap, l'enterrèrent de nouveau, n1ais en1portèrent chez c1lcs la ~ 1' l • I 1 tete, que on a c epu1s conservee, avec c.es ~entin1ens de respect pour la personne et pour e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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