Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 264) barbares lui pern1ettent seule1nent de con1n1u- 11iqur r par lettres oste1isibles, avec un de ses confrères, e11fern1é dans la n1ên1e prison, et pour la n1ên1e cause. Le condan1né le prie donc, par écrit, de l'absoudre, lorsqu'il le. verra passer pour se rendre au lieu du sup– plice. J~~ journée c.:,' écouloit, et il consentit à . . ' peine à prendre u.n peu de nourriture pour conserver ses forces. A cinq heures du soir, des ho111111es, dits, dans le st.yle du jour, des sans - culottes, se jetèrent sur le disciple de Jésus-C:hrist, con1me de véritables vautours. Ces 111isérables ]e dépouillent, à l'envi l'un de l'autre , de tout ce qu'il possédoit ; après lui avoir enlevé une montre à répétition, ses habits, ses bas, ses souliers, le peu d'argent qui lui restoit encore , ils ren1 placent ses vê"!" ten1ens par une vieille veste, des ha$ troués et des sabots, avec lesquels il 111archa vers le lieu du snppl~ce, à cinq heures un quart; passant vis-à-vis la prison de son con frère , il se 111.it à genoux, y resta quelques rninutes, puis se releva avec les signes d'une tranquillité parfaite. Il de111and3: de se rendre à pied au ·clernier théâtre d e ses souffrances; on lui re~ fuse cette dernière grâçe ~ et, plaçé sut' Ul16 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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