Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 262 ) plutôt tous ceux qui lui tén1oignoient une si vive affection, de ne point s'exposer, de se retirer paisible111ent, et de se contenter de. prier pour leur an1i : « J'ain1e n1ieux, ajouta– >> t-il, courir les plus grands dangers, que de • f \ A • *' I » vous voir exposes a et.re 1nqu1etes n. On lia le saint prisonnier, et on le conduisit dans la p.riso11 de Marle, puis en celle de Laon. Sur la route, il tren1pa ses lèvres au ca– lice des persécutions, que bientôt il épuisa jusqu'à la lie. u·ne fen1nie qu'o11 fit n1onter sur la charrette qui le conduisoit, pour avoir, disoit-elle, le plaisir <le le voir guillotiner, l'accabla d'invectives. Arrivé aux pren1ières n1aisons du faubourg de Laon, il vit, pour ainsi dire, co111n1encer sa cruelle agonie, par les paroles €xécrahles, les outrages sanglans, les traits dïn1piété, de barbarie, dont il con– tinua d'être assailli jusqu'à son entrée dans la prison; là, on Je chargea de chaînes, et on le conduisit au tribunal crin1inel. Il y co111pa- 1·nt vers les trois henres de l'après-111idi, pré- . ' \ l'. t ~ ' l l . t. c1sernent a n1s aut 011 es se J1sn1a iques sor- toient (les églises· présidées par les intrus. Cette rencontre est, pour le prisonnier de Jé... sus-C:I1rist, une occasion nonveUe d'hun1ilia'f? e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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